Économie et emploi : Revenu universel inconditionnel, Sécurité sociale professionnelle …

Un Revenu universel et inconditionnel

Le Revenu Universel permet à chacun, d’abord de se former et d’entrer dans un monde du travail complexe en ne devant pas choisir entre la survie économique et la formation.

Il permet ensuite de faire face aux imprévus de la vie professionnelle et de la vie personnelle en constituant un filet de sécurité qui rassure et renforce la capacité à renouer avec le succès.

Il permet d’organiser sa vie personnelle avec un travail à temps partiel, un temps pour préparer mieux une insertion professionnelle meilleure ensuite.

Son financement sera notamment constitué par la suppression des centaines de dispositifs disparates, souvent devenus si difficiles à distribuer correctement qu’ils en sont devenus inefficaces et aussi par l’économie faite sur les énormes dispositifs administratifs nécessaires pour gérer ces dispositifs, qui pourront être redéployés à des activités plus utiles pour la collectivité.

Une Sécurité sociale professionnelle

Dans une époque où le travail est de plus en plus flexible et la situation du salarié dans l’entreprise, de toujours plus précaire, la Sécurité sociale professionnelle est là pour permettre un déroulement de carrière optimal au salarié, qui n’empêche pas la nécessaire flexibilité pour les entreprises.

Cette Sécurité sociale professionnelle absorbera, tout à la fois le système d’indemnisation du chômage et les dispositifs de la formation permanente.

Elle permettra, notamment la sanctuarisation du statut des intermittents du spectacle. Dans un moment où l’arrivée massive des robots va changer la dimension du travail salarié, ce dispositif permettra de conforter la capacité de ceux qui travaillent à monter en compétence pour sortir par le haut de la nouvelle situation que cela entrainera.

L’exemple du Danemark où ce dispositif a été mis en place, montre que s’il était très couteux au départ, il ne l’est plus aujourd’hui, où, largement grâce à lui, le chômage est devenu extrêmement faible dans ce pays.

Un statut de créateur d’entreprise

La Mise en place d’un statut de créateur d’entreprise, qui assure dans les 3 premières années, une sécurité sociale professionnelle au créateur comme à ses salariés dans les TPE-PME et dans l’artisanat, correspond au développement des petites et toutes petites entreprises qui sont le cœur de la créativité de notre société, et le grand pourvoyeur d’emplois nouveaux.

Ce statut permettra aux créateurs d’entreprise d’avoir les conditions favorables, qui aujourd’hui manquent, pour connaître un plus fort taux de réussite pour les projets innovants, ou socialement utiles.

Deux emplois zéro-charges par PME

L’instauration, pendant cinq ans, pour faciliter le lancement et le développement de petites et moyennes entreprises, de deux emplois zéro-charges par PME jusqu’à 200 Salariés pour des emplois jusqu’à 2,5 fois le SMIC.

Simplification !

Simplification et la généralisation de l’alternance entre les études et la présence rémunérée en entreprise, dans l’artisanat, le commerce, l’innovation, comme dans les grands groupes industriels ou de services.

Avec des dispositifs incitatifs pour les employeurs.

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Dépénaliser le cannabis et aller plus loin, pour prévenir plutôt que ne pas guérir…

Un peu d’histoire : La prohibition aux USA dans les années 30

En 1919, les USA mirent en place la « Prohibition », c’est-à-dire, l’interdiction de vendre de l’alcool, considérant que c’était un fléau national et que l’interdire supprimerait la consommation. Chacun sait ce que cela eut pour résultat. L’arrêt de la consommation alcoolique ? Bien sur que non. L’explosion sans précédent de la criminalité, le marché de l’alcool atterrissant entre les mains de mafias qui n’en demandaient pas tant. Celles-ci récupérèrent et se mirent à contrôler  l’ensemble de l’économie de  l’alcool, de la production à la vente en passant par le transport et le stockage.

Bonne aubaine, elles purent s’enrichir comme elles ne l’avaient jamais fait auparavant, et les USA connurent peu à peu un véritable cauchemar. En 1933, après 14 ans de désordres et de violences que le cinéma a parfaitement décrites dans des films cultes comme Scarface ou les incorruptibles l’ineptie fut stoppée par Roosevelt. L’industrie du crime perdit aussitôt une très grande partie de ses revenus, l’industrie de l’alcool réintégra la sphère légale, imposable, contrôlable et le calme et la paix civile revinrent peu à peu dans les villes. CQFD.

Aujourd’hui : les nouvelles prohibitions – Les drogues, fléau mondial

Question à 2€ :

  • Qu’est-ce qui est interdit à peu près partout dans le monde du vingt et unième siècle ? Les drogues.
  • Quelle est aujourd’hui, au vingt et unième siècle, la source principale de richesse du petit et du grand banditisme un peu partout dans le monde ? Les drogues.
  • Pourquoi ? Parce que, l’usage des drogues est aussi vieux que le monde, parce que la recherche et l’usage de substances ou de pratiques ayant pour but d’oublier momentanément un peu de la dureté du monde et au contraire de favoriser le plaisir, est aussi ancienne que le monde. Et que, pour cette raison, interdire ne signifie pas, supprimer, éradiquer comme on peut éradiquer une maladie (et encore), mais signifie simplement en extraire l’usage de la vie légale, ouverte, aux yeux de tous, fermer les yeux, avoir bonne conscience, transformer tout consommateur en délinquant tout en lui ouvrant grandes les portes de l’industrie du crime, de son opacité mortelle et de son absence totale de tout sens moral.

Interdire les drogues, leur usage, leur commerce, production, cela ne signifie en aucune manière la suppression de l’usage,
=> cela n’en signifie donc pas non plus la suppression de leur production, de leur transport, de leur stockage, de leur commerce ! …Sauf pour l’économie des États qui, d’un côté, ne perçoivent plus aucun impôt sur ce secteur entier de l’économie, ne peuvent plus mener aucune politique préventive ou accompagnatrice et d’un autre côté, doivent renforcer leur politique répressive, dépenser de plus en plus d’argent à lutter contre ces pieuvres maffieuses insaisissables, renforcer les actions curatives vers les victimes les plus extrêmes des drogues, produire des organismes internationaux, des politiques de police de plus en plus mondialisées et intrusives,  restreindre chaque fois un peu plus les libertés, etc.

Franchement, personne ne perçoit comme un petit souci ?

Quant on relit un peu l’histoire de tout cela, on s’aperçoit que jusqu’au vingtième siècle globalement, seules quelques religions, toujours promptes à interpréter leurs propres textes de façon restrictive et quelques monarques et autres dictateurs « éclairés » (que j’aime cette notion surréaliste…), interdirent à tour de bras, qui l’alcool, les drogues, le tabac, etc. pour prétendument protéger leurs ouailles par définition inaptes à contenir leurs excès et à maîtriser leur propre vie, n’est-ce pas !

À partir du début du vingtième siècle, la production et le commerce des drogues, de l’opium en particulier au début, devinrent peu à peu des enjeux continentaux d’un monde aux économies en voie d’internationalisation croissante, en même temps que les empires coloniaux et autres empires tout court se désagrégeaient, de révolutions en guerre coloniales,  de décolonisations plus ou moins sanglantes en avènement de démocraties vraies ou simulacres, un peu partout sur la planète. Que faire des pays producteurs, qui allait gagner quoi ? Comment réguler tout cela ?

Au final, faute aux États et à la communauté des États de s’asseoir à une table de l’ONU (par exemple) et à se mettre à réfléchir aux enjeux réels, les mêmes préfèrent neutraliser pour tous, ce gros gâteau de la drogue devenu trop compliqué à partager et à digérer, légifèrent et nous concoctent une première convention en 1912 sur l’Opium, puis parachèvent ce beau travail d’une très belle et bien hypocrite convention unique : la célèbre convention unique sur les stupéfiants de 1961, que chaque parrain de mafia internationale possède, encadrée et exposée pieusement au dessus de sa jolie cheminée de marbre, dans chacune de ses demeures et nombreuses villégiatures…

La liste des substances proscrites et visée par la convention est dès lors tenue et contrôlée par le non moins fameux OICS (Organe international de contrôle des stupéfiants, INCB en anglais), lequel tranche sur le fait de savoir si la substance sera un médicament libre, un médicament sous contrôle ou bien une méchante drogue interdite….

Et si on retenait un peu les leçons de l’histoire ?

Récapitulons :

  • Tout au long du XXième siècle, la plupart des États du monde n’ont eu de cesse que de contrôler, encadrer, limiter les usages des drogues (et de leurs ‘ravages’ supposés hum) et en interdire la fabrication et le commerce, grosso modo pour la simple raison … que c’était plus simple à régler comme ça… C’est ainsi que raisonnent les autruches, « je mets la tête dans le sable et j’attends que ça passe ».
  • D’un autre côté, la prohibition nous l’a clairement montré, l’échec de toutes les campagnes, politiques et stratégies nationales ou internationales de restriction des drogues l’a démontré aussi, interdire ne supprime pas.

Bref, nous sommes en 2022, le vingt et unième siècle est plus qu’entamé désormais, il serait temps de commencer à sortir la tête du sable et penser autrement, retenir les leçons de l’histoire et avancer.

Il est temps de se rappeler de Roosevelt et de son immense sagesse : il est temps de s’attaquer au chantier de la légalisation des drogues :

  • Pour retirer cette importante source de profit au crime organisé international et le réduire !
  • Pour remettre la paix dans nos rues, dans les halls d’immeuble de nos cités ;
  • Pour alléger le travail de la police et le concentrer au plus près de nous, sur la proximité, la protection, la paix ;
  • Pour contrôler la production, la vente, la diffusion des drogues en en encadrant les usages, parce que ce ne sont pas des produits anodins et parce que, oui, ces produits posent et poseront toujours question à une société humaine qui se soucie de tous ses membres ;
  • Pour enfin, au lieu de provoquer de l’exclusion autour de l’usage des drogues, pouvoir faire du soin, de l’accompagnement, pouvoir écouter, entourer, avoir la possibilité de mesurer, suivre, faire de  la prévention.

Si vous votez pour nous, nous pousserons ce dossier important dans les débats de l’Assemblée nationale.

Gilles Saulière,
Secrétaire général adjoint de l’UCE
Votre candidat progressiste et écologiste aux élections législatives 2022

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